Billie Holiday - Strange Fruit

Publié le par Le Fox :0071:

En image ...
Les frissons sont si intenses qu'ils m'en font presque mal...

Dans le spectacle, il y a vait une actrice/chanteuse qui déclamait :

"Le jazz, c'est bien entre ami, le jazz, ça détend, le jazz, c'est bien pour lire, le jazz c'est bien pour un diner, le jazz c'est parfait avec un bon thé, le jazz, ça fait bien dans une collection de disques, etc, etc, etc .."

puis le spectacle se termina par ... ça :


Pourquoi cela me touche, au point d'en avoir un étrange mal de ventre qui remonte en larme ?
Pourquoi ce sentiment de profond malaise, mal être à la simple évocation de cette horreur, de gens inconnus, d'un autre lieu, d'un autre temps ... ?

Peut etre parceque cela me ramene à ma condition d'humain dans ce qu'elle a de plus méprisable, injuste , énervante, rageante, basse et terriblement actuelle, présente et désesperement ... inhérente et donc éternelle ....

?
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Publié dans Canapé

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<br /> me revoila quasi opérationnelle mais peut être pas pour très longtemps ! mais..chut: surprise ! ! ! ! Bisous du pays des pharaons ! ! @nne marie <br /> <br />
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L
rooo... ¿ que passa, que passa ?que de secrets ...  :Dbzzzzzzzzzz
M
Dragonne, il y avait eu dans «Actuel» il y a des lustres (ou presque) un dossier sur la traite des Noirs avec liste de noms des familles notoirement impliquées dans ce commerce dans les ports de La Rochelle, Bordeaux et Nantes. J'ai été assez soulagée de ne trouver aucun nom qui semble faire partie de la famille...Pourquoi est-ce que cela nous touche à ce point ? Parce que nous atteignons là à l'horreur pure, à la barbarie dans ce qu'elle a de plus atroce, telle qu'elle se pratiquait dans l'un des pays les plus puissants et, comme on dit, «civilisés»... et il n"y a pas si longtemps que ça. Jusque dans les années 60, ce genre d'actes s'est poursuivit. Je me souviens encore de ce passage du «Evidence of Things not Seen» de Baldwin (le titre français m'échappe), dans lequel Baldwin et quelques autres draguaient une rivière à la recherche des corps de trois militants noirs disparus. Ils ont remonté un corps, puis un autre. «Ah non, ce n'est pas eux». Et là, soudain, la question qui naît en eux : «C'est pas eux, mais... qu'est-ce que tous ces corps font dans cette rivière ?»Ce n'est pas «pourquoi est-ce que je suis touché» qu'il faut se demander, Fox. C'est «Comment est-ce que certains peuvent ne pas l'être ?»
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L
très humaine facon de voir les choses my lady ....un profond merci.."touchay" ...
S
Ne pigeant pas l'anglais, je me suis contentée de ta dernière traduction et surtout du jeu de physionomie de Billy, qui fait tout piger : T'inquiètes, même sans être native du coin non plus, j'ai toujours eu du mal avec cet épisode plus que noir d'Amerloquie (et pas le seul !) Si je disais que la transmission idéologique n'a pas besoin des chromosomes, je te dirais que ça vient de ma mère adoptive, descendante d\\\'une esclave ramenée en Charente Maritime par le négrier du coin et épousée par un aïeul  pas blindé de préjujés raciaux...mais scientifiquement, je ne sais pas si ça tiendrait la route hé, hé !Bonne journée Foxy (le jazz c'est aussi les meubles poussés pour pas géner si on a envie de s'exprimer "chorégraphiquement" ou anarchiquement comme je fais hé, hé)
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L
s'exprimer "chorégraphiquement" ou anarchiquement !!! lol !j'croyais que y avait que moi qui dansait comme ca !!mmm.... si la cruauté est universelle, peut-etre, peut-etre, la compassion aussi....espoir, espoir ...bzzzzzzz